Pour les commerçants et artisans de la beauté, le digital n’est plus seulement une option, c’est une nécessité.   Bien qu’impactée par la pandémie, l’industrie fait preuve d’une résilience remarquable placée sous le signe de l’innovation.  Lumière sur trois leviers numériques particulièrement prisés par les commerçants et artisans de la beauté ces 12derniers mois.  

L’expérience client fait sa révolution digitale

Si la pandémie a révélé la puissance du numérique, elle a également instauré un climat d’incertitude quant au futur de l’expérience client. Pour répondre aux nouvelles exigences Covid et privilégier la sécurité de chacun, le parcours d’achat a dû évoluer à marche forcée et à coups d’innovations agiles. Un pari réussi puisqu’aujourd’hui, le paiement est majoritairement dématérialisé pour limiter les contacts et les rendez-vous pris à l’avance par souci de régulation du flux de clients. Pour ces derniers, ces nouvelles mesures répondent à un besoin déjà sous-jacent avant la crise : la prise de rendez-vous en ligne constitue un gain de temps considérable et évite l’attente au sein de l’établissement. Du côté des commerçants, c’est la promesse d’une optimisation de leur trésorerie grâce aux systèmes d’acomptes ou aux prépaiements, pour sécuriser les rendez-vous et minimiser les annulations. Cela leur permet également d’avoir une meilleure visibilité sur leur planning et d’adopter un mode d’organisation de circonstance.

La réactivité au cœur des opérations de marketing digital

L’essor du digital dans l’industrie de la beauté a également renforcé la nécessité d’adopter une tarification dynamique, également connue sous le nom de Yield Management. Ce système de gestion est applicable à tous les services qui disposent d’une composante de coût fixe très importante. Le principe : faire varier les prix d’un produit ou service en fonction de la demande. Autrement dit, moins la demande est forte, plus les offres exclusives fleurissent. Ce mode de tarification a le mérite de maximiser le remplissage des salons de coiffure et instituts – notamment via de nouveaux canaux de distribution -, de faciliter la gestion et l’organisation, et d’obtenir un meilleur ciblage de la clientèle. Des besoins d’autant plus fort avec l’essor du télétravail qui bouscule les habitudes de consommation (horaires, type de prestations réservées…) et avec l’augmentation des annulations de dernières minutes qui obligent les établissements à renouveler leur clientèle. Ces 12 derniers mois, le Yield Management, couplé à la puissance des réseaux sociaux, de la diffusion d’informations en ligne et des plateformes de réservation, a permis une forte augmentation des taux de remplissage dans les salons de beauté. Alors que les périodes de couvre-feu amoindrissent de plus de 15% leur chiffre d’affaires, ce système leur offre la possibilité de maximiser le rendez-vous dans une plage horaire plus courte. Grâce à leur souplesse et leur capacité d’adaptation, ils gagnent en efficacité, s’adaptent aux besoins et aux attentes des clients en ouvrant par exemple des créneaux plus tôt, plus tard, ou encore le dimanche, en fonction de la demande.

Identifier les leviers de croissance de demain

Avant la pandémie, près de 85 % des ventes de produits de beauté s’effectuaient en grandes surfaces et commerces spécialisés (Sephora, Marrionaud…). En 2020, la vente en ligne et le Click & Collect ont considérablement progressé. Aujourd’hui, plus d’un tiers des consommateurs sont devenus des acheteurs de « beauté numérique », c’est-à-dire qu’ils commandent des cosmétiques sur Internet et sont influencés par des médias online lors de l’achat de ces produits. Des produits mais aussi des prestations de conseils prodigués par visio consultations, levier fortement prisé dans le milieu de la coiffure. S’il est évident que le Covid a bouleversé les habitudes des consommateurs, il est encore difficile d’analyser les répercussions de l’essor du télétravail. Si beaucoup passent désormais plus de temps chez eux qu’à l’extérieur, une expérience sociale réduite ne va pas nécessairement faire baisser le taux de fréquentation des instituts. On peut d’ailleurs supposer qu’un rééquilibrage s’opère entre la diminution de la fréquentation au sein des salons de centres-villes et la tendance inverse dans les établissements de quartiers plus résidentiels. Cependant, il va falloir faire preuve d’ingéniosité pour capter la clientèle autrement, par exemple en développant des techniques comme le « web to store » qui utilise Internet afin de faire venir le consommateur en magasin. Véritable vecteur d’opportunité, le digital est la clé de voûte de la pérennité des instituts à l’ère de la Covid-19.

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