Depuis un an, tous les secteurs industriels à travers le monde ont dû faire face à un challenge unique de par son ampleur et sa portée. La pandémie a constitué une menace immédiate pour la continuité des opérations, elle a aussi permis d’accélérer la transformation numérique. Ce changement a aidé les entreprises à relever des défis à court terme comme la crise sanitaire. Il a également conduit à une véritable révolution de l’intelligence qui permettra aux organisations, mêmes celles qui paraissaient les moins à même d’y parvenir, de s’attaquer à des problèmes mondiaux tels que le changement climatique et les inégalités sociales.

Jamais auparavant huit milliards de personnes n’avaient travaillé de concert pour confiner leurs pays, fermer les frontières et restreindre la circulation pour l’intérêt général. Pendant le confinement, le bruit de fond sismique – un excellent indicateur de l’activité humaine – a diminué de moitié. Les émissions de gaz, quant à elles, ont diminué de 17% au plus fort des confinements. Ces coups d’arrêts, réellement sans précédent, pourraient constituer un tremplin unique pour parvenir à de véritables changements.

La technologie comme formidable catalyseur

Depuis le début de la pandémie, la nouvelle normalité s’est révélée un concept mouvant. Mais à mesure que les entreprises et les personnes se sont adaptées à de nouvelles méthodes de travail, elles ont vu leurs priorités changer. Les chefs d’entreprise proactifs et avant-gardistes, ceux qui voient des opportunités là où d’autres verraient des obstacles, commencent à réaliser qu’un avenir durable est possible grâce à la transformation numérique basée sur la data.

La technologie numérique contribue déjà à réduire les émissions de carbone jusqu’à 15% dans les secteurs de l’énergie, de l’industrie manufacturière, de l’agriculture, de la construction, des services, des transports et de la gestion du trafic. Une réduction égale à l’empreinte carbone combinée de l’UE et des États-Unis. De même, une étude menée par le Forum économique mondial et PwC sur les applications technologiques de la 4ème Révolution industrielle dans le cadre des 17 objectifs de développement durable des Nations unies a montré que la technologie peut avoir un impact important sur au moins dix d’entre eux. Si ce chiffre est exact, cela signifie que 70% des 169 objectifs qui sous-tendent les objectifs mondiaux de développement durable pourraient être atteints en utilisant les applications technologiques existantes. Toutefois, les dix prochaines années, souvent qualifiées de “Décennie d’Action”, seront cruciales.

De l’empreinte environnementale aux efforts en faveur de l’environnement

Quatre des moteurs les plus courants de la durabilité en 2021 sont le changement climatique, la circularité, la transition vers les énergies renouvelables et une transparence et une traçabilité accrues dans les chaînes d’approvisionnement. Toutefois, si les entreprises veulent relever ces défis, elles doivent d’abord déterminer l’ampleur du problème. En d’autres termes, les entreprises doivent acquérir une solide compréhension de leur propre empreinte environnementale avant de pouvoir prendre des mesures pour l’atténuer.

La durabilité pour le plus grand nombre

D’innombrables possibilités s’offrent aux entreprises désireuses d’atteindre leurs objectifs de durabilité. Grâce à l’utilisation des nouvelles technologies et à une approche de la résolution des problèmes centrée sur les données, les organisations les plus diverses, quel que soit leur secteur d’activité, peuvent changer la donne.

Prenons l’exemple de National Grid UK – l’équivalent de RTE au Royaume-Uni : l’entreprise a mis en place une solution numérique pour l’aider à préserver la fiabilité de son réseau tout en faisant face à la nature intermittente des énergies renouvelables. Aujourd’hui, National Grid UK peut traiter jusqu’à 1,2 million de points de données rafraîchis toutes les cinq secondes, ce qui lui permet d’optimiser le trafic énergétique en temps réel.

La smart city Nava Raipur (Inde) est un autre exemple de la manière dont la transformation numérique peut apporter une valeur sociale, environnementale et économique. Grâce au numérique, la ville a rationalisé ses opérations, minimisé les risques et réduit le coût d’exploitation de ses infrastructures. La gestion en temps réel permet une utilisation plus efficace des ressources telles que l’eau, l’éclairage public, l’électricité et les réseaux d’assainissement, tout en garantissant aux habitants des conditions de vie sûres, écologiques et fiables. Pendant le confinement, la technologie a joué un rôle essentiel en permettant aux autorités locales de maintenir le bon fonctionnement des services municipaux sans risques pour leurs équipes.

L’année écoulée a sans doute été l’une des plus difficiles jamais enregistrées. Mais elle a poussé les entreprises à s’adapter et à adopter des technologies qu’elles n’auraient peut-être pas considérées sans la crise. Ainsi, de nouveaux objectifs économiques, sociaux et de durabilité peuvent être – et seront – atteints.

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