En obligeant les entreprises, de toute taille, à devoir s’adapter très rapidement, la crise sanitaire a ébranlé notre économie et nombre de nos certitudes. Elle nous a montré que nos habitudes pouvaient rapidement être bousculées et ce, de manière totalement inattendue et impossible à prédire. Elle a mis en exergue la nécessité d’avoir la capacité de gérer et de faire face aux événements de manière rapide et adéquate. Si ce phénomène était déjà présent, la COVID 19 l’a certainement accéléré et généralisé.

Certaines sociétés ont su faire preuve de flexibilité pour s’adapter et rebondir rapidement. Grande multinationale ou PME, peu importe. Cette agilité n’est pas liée à la taille ou au secteur d’activité des entreprises. Elle dépend de leur capacité à évoluer et à saisir les opportunités offertes par ce changement en permettant à leurs employés de jouer un rôle central et fondamental dans cette transformation.

D’ailleurs, en juin dernier selon un sondage de l’IFOP, 68% des français actifs pensaient qu’il y aurait un « avant » et un « après » crise sanitaire dans la gestion de leur entreprise. Ce chiffre mettait en exergue les attentes des français pour une nouvelle organisation des entreprises. Un an après, la crise du COVID a-t-elle vraiment transformé la vision et la manière de travailler dans les entreprises ? Ce changement ne doit pas être perçu comme un frein mais comme une opportunité qui peut contribuer fortement à la croissance des entreprises.

Au-delà de la crise sanitaire, le changement est implacable et omniprésent, comme le démontrent notamment l’impact des technologies, dont l’intelligence artificielle, l’appel à une plus grande responsabilité sociale et les attentes en constante évolution des clients. Le temps du taylorisme et du paternalisme dans les entreprises est révolu. Les organisations en silo doivent appartenir au passé. Les employés ont besoin de retrouver du sens, d’être un maillon de la chaîne et non un pion que l’on déplace. C’est là que la gestion de projet prend tout son sens. La gestion de projet est le meilleur moyen de parvenir à cette indispensable agilité. Ce type d’organisation leur permet d’avoir une vision plus transverse et globale du rôle qu’il joue dans le développement et la croissance de leur entreprise et ainsi de s’épanouir au quotidien.

Cependant, il ne suffit pas de donner à un employé le titre de chef de projet. L’étude internationale annuelle réalisée par PMI « Pulse of the Profession® 2020 » révélait qu’en moyenne 11,4 % des investissements des entreprises dans le monde sont gaspillés en raison d’une piètre performance de la gestion des projets en interne. Ce chiffre atteint 13,1% en Europe. Les entreprises doivent arrêter de vivre sur leurs acquis, elles doivent challenger le statu quo et devenir flexibles en s’appuyant sur des chefs de projet devenus de véritables gymnastes. Les chefs de projets sont devenus des « agents du changement », pour cela, ils doivent allier hard skills et soft skills, faire preuve de compétences techniques, de force, d’empathie et de flexibilité. Ainsi, les connaissances nécessaires aux chefs de projet vont bien au-delà du savoir-faire technique. Il est de la responsabilité des entreprises mais aussi des écoles et universités de permettre à chaque étudiant ou salarié d’acquérir ces nouvelles compétences afin de devenir eux-mêmes des acteurs du changement au sein de leur entreprise.

De plus en plus d’entreprises sont elles aussi convaincues. L’étude Pulse a en effet montré que les cadres dirigeants ont identifié trois principaux domaines qui, selon eux, sont les plus importants pour réussir à l’avenir. Il s’agit de l’agilité organisationnelle (35 %), l’investissement dans des technologies adaptées (32 %) et l’acquisition des compétences appropriées (31 %).

Les formations de leurs employés sont aujourd’hui tournées vers ces savoir-être essentiels. Leadership et gestion des relations interpersonnelles et intergénérationnelles, proactivité, capacité à influencer et à motiver en interne… Toutes ces qualités peuvent être développées grâce à une formation certifiante appropriée. C’est pour cette raison que nous nous appuyons sur un réseau de professionnels de la gestion de projet, conscients de la nécessité de cette évolution, qui ont pris à bras le corps notre vision de la « Project Economy » et nous aide à continuellement adapter nos formations.

De nombreuses universités et de grandes écoles ont d’ores et déjà intégré cette dimension dans leurs offres de formation car les artisans du changement sont aussi les étudiants. Ce n’est pas un hasard si de nombreuses écoles de commerce ou du domaine de l’administration des entreprises font partie de nos partenaires. Ces qualités feront très bientôt partie des prérequis essentiels dans les processus de recrutement des entreprises. Les étudiants qui n’auront pas ces compétences risquent de ne pas être prêts à prendre en main la conduite du changement dans les entreprises. Même dans les écoles françaises, où le développement de l’estime et de la confiance en soi ont pris une grande importance, l’agilité doit elle aussi être intégrée au plus vite à la réflexion.

Les individus comme les entreprises doivent s’adapter à ce nouvel écosystème de travail pour réussir dans un monde en profonde mutation. En étant agiles, ils auront la capacité de façonner proactivement l’avenir plutôt que d’attendre et de subir le changement.

Chaque collaborateur est un acteur du changement, pour peu qu’il soit formé et accompagné. Ce faisant, cela signifie également pour les dirigeants de nouvelles opportunités pour accroître la valeur de leurs salariés en tant que partenaires stratégiques de la réussite de l’entreprise.

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