En France, la cosmétique représente 10% du e-commerce en 2020 contre 7% en 2019. Cette donnée, issue de l’enquête réalisée par ESV Digital, révèle la part croissante d’un secteur qui a gagné du terrain en ligne alors que les magasins physiques enchaînent les fermetures temporaires au rythme des confinements.

Les spécialistes du secteur Sephora, Nocibé, Yves Rocher, Marionnaud et Onatera figurent naturellement parmi les sites les plus visités, si, comme l’agence de marketing digital internationale, on ne tient pas compte d’Amazon. Difficile de rivaliser avec le budget acquisition du mastodonte, souligne Yoann Grumberg, CEO de ESV Digital. L’agence de marketing digital a également remarqué à son infographie l’essor des marques digitales spécialisées sur cette verticale. “Ce n’est pas surprenant de voir apparaître Sephora mais on s’aperçoit que les nouvelles marques rencontrent aussi leur public à côté des enseignes historiques”, souligne Amandine Fouqué, directrice marketing de ESV Digital. Ainsi, Oh My Cream rassemble tout de même 160 000 visiteurs mensuels, certes loin derrière Sephora qui capitalise 1,8 millions de visiteurs mensuels. “La différence est réelle mais le trafic de Oh My Cream n’est pas négligeable car l’existence du site est plus récente”, analyse Amandine Fouqué. 

Autre tendance de fond observée par ESV Digital, la volonté des marques cosmétiques établies ou plus récentes, de reprendre des parts de marché en distribution directe. “Certaines mènent cette réflexion depuis avant la crise mais souhaitent désormais accélérer”, indique Yoann Grumberg. Pour compléter la distribution directe à leurs consommateurs, les DNVB se tournent de plus en plus vers des multimarques sensibles à leur éthique engagée, à l’image du site et label éponyme Slow Cosmétique. Et le phénomène de la slow cosmétique qui met à l’honneur les produits bio et naturels, n’a pas échappé à l’expertise de ESV Digital. “Quand on observe l’évolution du hashtag slow cosmétique, on s’aperçoit qu’elle est significative bien que les requêtes ne soient pas encore conséquentes. Pour autant, certaines marques telles que Comme avant parviennent à une certaine visibilité grâce à Slow Cosmétique mais aussi sur leur site en propre, décrypte Amandine Fouqué. Cette tendance peut susciter la curiosité des acteurs traditionnels du secteur.” Et si les grands acteurs s’arrogent une part du gâteau de la slow cosmétique, l’usage en sera certainement plus démocratisé…

The post Infographie : l’e-commerce des cosmétiques français sous toutes ses facettes first appeared on ProcuRSS.eu.